LUTHERIE





   BASS STORY :
LE GRAAL DE RICHIE


La quête
Ça a commencé par la vue de ces  instruments pas comme les autres, on observe, on s'approche, on touche, on écoute. Puis la rencontre avec l'artisan, un monde décalé au 21e siècle où il faut produire plus vite, selon un standard de goût qui a fait ses preuves, peu d'innovation dans les formes et les couleurs, en tout cas rien de fondamental.
Se faire fabriquer son instrument par un humain, un objet unique et personnel, trouver un luthier qui fasse le lien entre la matière première "bois d'arbre", et le produit fini; le Graal de beaucoup souvent freinés par le prix du rêve, ou par la méconnaissance des instruments. Le rêve est devenu désormais abordable et merci internet pour se documenter sur les bois.

Quel luthier choisir ?
Pour ma part, 2 ans de réflexion sur ce que je voulais. Une première rencontre en 2006 avec le luthier et le coup de coeur pour la philosophie de l'homme. En effet, là où beaucoup vont faire de belles choses mais vont rester dans un esprit consensuel, je rencontre le gars et je discute de sa passion et non pas du montant de la bête. Il m'explique ses recherches d'essences autrefois utilisées puis délaissées souvent pour des questions de mode ou d'époque d'abondance des bois, le but étant d'obtenir des instruments de bonne facture où le prix va chuter par l'usage de bois moins coûteux dans la fabrication, sans délaisser la beauté, la qualité, et le plus important, une belle sonorité.






Philippe Berne sur son stand au Salon de la Musique



Peu de luthiers actuellement innovent sur la forme même de l'instrument, son diapason, la recherche d'instruments hybrides, le teste d'essences pas forcément réputées pour leur son parce que méconnues, etc...
Il faut se rappeler que les anciens fabriquaient des instruments avec le bois trouvé dans la région, donc autant d'essences que de régions, puis selon ce que l'on recherchait, on utilisait ensuite toujours à peu près les mêmes bois, en oubliant certains, pas forcément pour des questions  de son.

Donc Philippe BERNE, le luthier que j'ai choisis (à moins que ce soit une rencontre logique de 2 passionnés...) a une philosophie un peu décalée, et ça me plait (et ça me ressemble un peu aussi). Il achète ses arbres, les découpe, les fait sécher, puis vient la sélection selon l'instrument voulu...le reste est le savoir de l'artisan et le vouloir du musicien.

Faire fabriquer son instrument va au delà de l'instrument lui-même, il y a une quête personnelle; je pense de ce fait que le faire trop tôt n'est pas forcément la meilleure chose, ça doit mûrir pour que le fruit soit meilleur...
Je souhaitais absolument trouver un humain qui travaille par passion, pour moi c'était aussi important que l'instrument lui-même, un relais entre l'arbre et l'instrument fini, un Gepeto de la lutherie qui donnerait jour à mon rêve de bois.

4, 5, 6 cordes, l'embarras du choix
Au départ je voulais une 5 cordes, m'approcher de la contrebasse. Puis j'ai essayé plein de 5 cordes, des marques les plus réputées : ce n'était pas moi. Quant à la 6 cordes, l'impression déroutante d'être débutant face à une usine à gaz. Je suis définitivement un bassiste de 4 cordes (je dis souvent en ce qui me concerne : " sur le manche 4 doigts, 4 cordes, 1 doigt par corde" ). Si le nombre de cordes faisait la valeur du musicien, demain je me met à la harpe...celà ne reste bien sur qu'une affaire de goût et je respecte les 5 cordistes et les 6 cordistes à compter du moment où c'est leur choix (et non pas dicté par l'image de soi à donner aux autres, 5 cordes ça fait métâââl, trop peu pour moi). Puis il faut savoir que si la contrebasse à un long diapason, c'est aussi une obligation physique et mécanique qui permet d'avoir ce son rond grave et défini immédiatement identifiable, et à moins de tricher avec des effets, une basse reste une basse, c'est aussi un des charmes de l'instrument.

Spécificités de la belle :
J'ai voulu retrouver absolument un manche type Jazz Bass,  mes mains n'étant pas géantes, et étant habitué à jouer sur ce type d'instrument depuis un moment (merci Léo). Manche fretless (sans barette pour les non initiés) pour avoir un son caractéristique plus coulé, et  surtout un autre instrument différent du mien et néanmoins complémentaire.
 La touche du manche manche sera en érable (un érable très dur, comme du palissandre) pour la sonorité qui procure plus d'attaque, et la table en partie en noyer et l'autre en épicéa. Il s'agit en fait d'une table flottante en épicéa qui capte les vibrations, la caisse étant creuse, le noyer apportant la rigidité à l'ensemble; le fond de la caisse sera en aulne.
Le tout sera repris par un micro "Shertler" électrostatique, qui a une pêche plus soutenue qu'un piezzo.
Le sillet sera en ébène.
Le tout sera au maximum en bois, une des spécificités de ce luthier

à suivre...


ÉTAPE 1


Le choix des bois


Le séchage des bois


La découpe des bois




ÉTAPE 2




Découpe et mise en forme du futur manche.




Le corps de la basse.



ÉTAPE 3

   
Incrustation de la marquetterie.


   
Cavité pour la pose du micro.

ÉTAPE 4
(On se rapproche du "Graal")

   
La "Belle" assemblée et parée pour le vernissage.

Prochaine étape, la pose des mécaniques, de l'électronique et des cordes.

ÉTAPE ULTIME
(LE "Graal")

    
La "Belle"

UNE NOUVELLE VIE COMMENCE
(Les détails de la Belle)



Un Bassiste heureux



               


       

   

   
             







  ATELIER

   Le "CAJON" à Richie    



                                                                  



                                
Tout d'abord réception du colis contenant le kit. On vérifie qu'il ne manque rien.





                                     

Montage de la caisse



                                         

Pose du timbre



 
                                       

Finition de la caisse et mise en place du décor.




                                       

Décor toujours et peinture.



                                                          





                                     



Toutes les finitions.